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La Nouvelle-Calédonie doit répondre, éventuellement trois fois, à une question sur son autodétermination et la souveraineté du pays : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? ».

Cela faisait trente années que la question avait été différée. Le premier vote a eu lieu le 4 novembre 2018 et la participation a été exceptionnelle : 81,01%. Le pays a voté pour rester dans la France à 56,67% contre 43,32%. Le deuxième vote de consultation a eu lieu le 4 octobre 2020. La participation a augmenté jusqu'à atteindre 85,69%. Les écarts se sont resserrés. Le Non l'emporte avec 53, 26% et le Oui atteint 46,74%. Il n'y a plus que 9970 voix entre le Oui et le Non. Chaque camp a progressé. Le Non a gagné 3000 voix en valeur absolue, alors que ce vote Non régresse partout en pourcentage même en brousse et sur la côte Ouest. Le Oui a gagné 11400 voix. La réalité est que 25% des électeurs ont voté Oui à Nouméa. Il y a aujourd'hui plus de votes Oui en province Sud que dans la seule province Nord indépendantiste. Cette vague nationaliste, qui est d'abord kanak, est rejointe par d'autres électeurs, plutôt jeunes. La troisième consultation, qui doit être demandée, prendrait place entre le milieu d'année 2021 et novembre 2022.

Pourtant le pays paraît plus clivé que jamais. Les réseaux sociaux, miroir déformant de la Nouvelle-Calédonie, montrent que beaucoup de problématiques ne sont pas comprises et que l'émotion prend trop souvent le pas sur l'analyse. Les contributeurs restituent les faits spontanément, avec ce qu'ils connaissent de l'histoire calédonienne qui fait une grande part au racisme et à la peur de l'autre et qui repose aussi sur des non-dits ; ils y ajoutent leur vécu, parfois fantasmé, comme une preuve d'expérience. Rapidement, les discussions dérivent vers la passion, le regroupement affinitaire et l'exclusion. La conséquence est que les extrêmes et le populisme, qui paraissent apporter des réponses simples à des questions complexes, prennent le dessus.

Cet essai est le livre engagé de deux citoyens de la Nouvelle-Calédonie qui ont choisi le Oui partagé, celui du destin commun dans un pays commun. Ce livre se veut être argumenté tant factuellement que juridiquement. Il doit servir à chacun à se bâtir sa propre opinion. Le livre tente de fournir des clefs de réponse et de raisonnement. L'écriture de cet essai se veut comme une incitation au recul et à la réflexion critique.

Pour résumer, ce livre part du bêtisier des fantasmes les plus entendus lors des débats sur les consultations sur l'accession du pays à la pleine souveraineté et offre un best of de solutions à conjuguer ensemble au cours des discussions souhaitables sur le contenu du Oui et du Non.

Louise Chauchat est avocate au barreau de Nouméa et Mathias Chauchat est professeur de droit public à l'Université de la Nouvelle-Calédonie mathias.chauchat@unc.nc

Dettagli

Generi Politica e Società » Ideologie e Teorie politiche » Ideologie politiche » Politica e Istituzioni » Governo locale

Editore Chauchat

Formato Ebook con Adobe DRM

Pubblicato 15/07/2020

Lingua Francese

EAN-13 9782957368600

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